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L’agriculture intensive permet d’assumer un rendement haut et une production croissante. Elle devrait donc assurer l’alimentation des quelques 7.5 milliards d’humains qui peuplent la planète. Seulement, ce n’est pas le cas : non seulement 50% des produits récoltés sont finalement gaspillés, mais l’utilisation de machines, d’engrais et de pesticides mettent en danger la biodiversité naturelle et la santé humaine.

Halte au gaspillage !

Cette vidéo a été prise dans le sud de la France en février 2015 par un employé de la grande distribution. Selon son témoignage, ce spectacle est tristement quotidien.
Ce sont des tomates. Des kilos et des kilos de tomates comestibles, passées à la broyeuse sous nos yeux.

« Comment peut on accepter, en tant qu’employé, en ayant parfois l’obligation de faire des sacrifices pour pouvoir diversifier sa propre alimentation, de devoir jeter des fruits, des légumes, des yaourts ou des barquettes de viandes qui sont encore consommables alors qu’on pourrait très bien les brader, les donner aux employés ou fournir des associations ? C’est incompréhensible !

Quand on connait les moyens énormes mis en place pour pouvoir produire des fruits, des légumes, ou bien l’abattage « en série » pour la viande, voir tout ça partir à la poubelle comme une vulgaire poussière indésirable est profondément consternant. Parfois, chez moi, je suis en colère en pensant à ceux qui ont des familles à nourrir et pour qui ce gâchis représenterait une mine d’or. Peut-être que si les gens qui dictent ces règles étaient un peu plus conscients de leur erreur, peut-être pourrions-nous faire l’économie de cet effroyable gâchis. »

La produiction industrielle détruit les sols

Alors que les gouvernements à renforts de lois arrangent le coup aux producteurs d’OGM, les apprentis-sorciers de l’agriculture intensive ont la vie belle. Sur l’ensemble de l’Europe, ils ont déjà réussi à détruire toute vie organique dans 90 % des sols cultivés. L’ingénieur agronome dissident Claude Bourguignon dresse l’état des lieux de ce massacre. Bon appétit !

Claude Bourguignon a appris la microbiologie des sols dans les années 70. Il a d'abord travaillé à l'INRA où ses travaux (méthode de mesure de l’activité biologique des sols) ont suscité peu d'intérêt.

Voyant par ses relevés d’activité biologique que les sols cultivés en labour avec des apports d'engrais chimiques et de pesticides perdaient leurs populations microbiennes et fongiques, et « mouraient » en perdant aussi leurs nutriments et en s'érodant de manière accélérée, il est devenu un des promoteurs, développeurs et spécialistes des techniques de restauration et préservation des sols agricoles par des techniques respectueuses de la vie du sol et de son fonctionnement en tant qu'agro-écosystème complexe.

A Agro Paris Tech aujourd’hui, on apprend la mort de la terre – les pesticides – mais pas la vie de la terre. C’est une des grandes caractéristiques des périodes de décadence  : l’incompétence généralisée.

Claude Bourguignon travaille avec sa femme Lydia. Depuis vingt-cinq ans, dans leur Laboratoire d’analyses microbiologiques des sols (Lams), ils scrutent la terre au microscope. Constatant que «  90% de l’activité micro-biologique y a disparu  », ils en sont devenus les médecins. Les méthodes préconisées par les Bourguignon sont si simples qu’elles les font passer pour des «  dinosaures  ».

Souvent un brin alarmistes, parfois même au bord du complotisme, les Bourguignon dénoncent, comme Pierre Rabhi, la fragilité de notre civilisation, et notre insécurité alimentaire.

Si on respecte les lois du sol, les rendements ne se casseront pas la figure.

La solution est en nous

Privilégions les circuits courts

Un circuit court est un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire.

Quelques exemples de vente directe du producteur au consommateur :
  • la vente à la ferme (panier, cueillette, marché à la ferme, etc...),
  • la vente collective (point de vente collectif ou panier collectif),
  • la vente sur les marchés,
  • la vente organisée à l’avance (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne - AMAP).
  • et bien sûr... Lune des Moissons !

Consommons des légumes de saison

Ils ont plus de goût : les fruits et légumes qui arrivent à maturité au soleil développent des saveurs que ceux mûrissant pendant le transport ne peuvent avoir. Plus ils viennent d’un pays lointain, plus ils sont cueillis trop tôt et n’auront pas de goût. Pour arriver chez nous, ils consommeront du carburant.

IIs sont moins traités : hors saison, un fruit ou un légume viendra d’une récolte sous serre, où il a été aspergé de pesticides pour l’aider à pousser et compenser le manque de soleil et de nutriments dans le sol. Ces pesticides sont montrés du doigt sur de nombreux cas de cancers, d’infertilité et autres maladies. Ils se retrouvent également dans les nappes phréatiques et ont un impact sur toute l’écologie locale.

Ils sont moins chers : les produits de saison et locaux demandent bien sûr moins de transports et pas de taxe d’importation, ce qui se répercute sur le prix.

L’agriculture intensive permet d’assumer un rendement haut et une production croissante.  Elle devrait donc assurer l’alimentation des quelques 7.5 milliards d’humains qui peuplent la planète. Seulement, ce n’est pas le cas : non seulement 50% des produits récoltés sont finalement gaspillés, mais l’utilisation de machines, d’engrais et de pesticides mettent en danger la biodiversité naturelle et la santé humaine.

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